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Date de création : 09.08.2010
Dernière mise à jour : 23.01.2011
55 articles


Quand San Francisco rattrape son retard !

Publié le 07/09/2010 à 21:05 par mikeny Tags : san francisco 49ers football nfl montana rice

Initialement appelé the City and Country of San Francisco, la ville californienne a souvent évolué dans l'ombre de Los Angeles pour ne cité qu'elle. Et pourtant, le charme de l'ancienne ville des Beatnik ( termes que l'on utilisera pour définir une catégorie de jeunes gens chevelus et debraillés ! un nom qui fut tout d'abord péjorative mais qui fut ensuite conservé pour cette communauté que l'on peut appeler plus simplement les Hippies) ne manque pas de charmes. Entre une population à contre courant de celle présente aux états Unis, des monuments fabuleux, les cables cars, la ruée vers l'or et ce micro climat.

 

 


Par ailleurs, San Francisco est de par sa tradition de tolérance souvent à l'avant-garde de l'émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme the black panthers est parti de San Francisco. Malgré tout ses avantages, la ville qui a pour slogan " Oro en paz, fierro en guerra" est toujours au second plan. La construction de monument tel que le Golden gate a tout de même accentué cette réputation, de même que la prison d'Alcatraz. San Francisco est comme un paradis sur terre où la population se mélange sans le moindre problème.

43 pour cent de blancs, 30 pour cent d'origine asiatique du fait que San Francisco possède le deuxième plus grand Chinatown après celui de New York, 14 pour cent d'hispanique, 8 pour cent d'afro américains, 3 pour cent faisant parti d'un métissage. Là ou Chicago a échoué, San Francisco lui réussi avec assurance.


SF est sur le déclin puisqu'en 1960 la cité près de la baie laisse l'activité portuaire à Oakland. San Francisco s'en sort grace au tourisme qui réside être l'un des secteurs les plus porteurs. 5ème ville des Etats Unis les plus visités par les touristes devant rappelons le Las Vegas.SF se démarque durant cette époque également par son équipe de Baseball, les Giants de San Francisco. Pourtant initialement de New York à la fin du 19ème cycle, l'équipe a été délocalisé à San Francisco a partir de 1958. 4 ans plus tard le club emmenés par Juan Marichal, Willie Mays, Gaylord Perry et bien entendu Willie Mccovey remporte la ligue nationnal mais échoue en World series.

Une révolution dans ce sport qu'est le baseball puisque le Baseball est un sport ou New York se montre outrageusement dominateur. Par ailleurs lorsque les Giants été basé à New York ces derniers avaient raflés pas moins de 5 titres (le dernier en 1954). Le sport est comme tout le monde le sait un tremplin médiatique sans précédent. Preuve en est puisque au début des années 80, San Francisco connait une croissance au niveau de sa réputation qu'elle soit médiatique, sportive ou encore culturel. La raison ? Les 49ers de San Francisco, l'équipe de football américain.

 

 

 

 

Ce renouveau porte un nom : Joe Montana. Un quarterback né en Pennsylvanie qui sera drafté en 82ème position bien loin des futurs prospects ! En effet, Joe sera l'un si ce n'est le meilleur sportif ayant évolué à San Francisco. Il remporte le superbowl après seulement deux saisons passés dans le collectif des Niners. C'est donc en 1981, que les responsabilités de l'homme commencèrent réellement. Un destin similaire à celui de Kurt Warner puisque dès la premier année, Montana permet à son équipe d'accéder aux Playoffs. 19 Touchdowns ainsi que 11 interceptions en saison régulière, Joe fait déjà étalage de toute sa classe.

 

Les défenseurs adverses mettent une pression montre sur le jeune homme en lui infligeant bons nombres de sacks. Mais Joe se montre toujours impressionnant même si il donne quelques ballons à ses adversaires.

Une finale de conférence remporté à l'arraché 28/27 face à Dallas et voila San Francisco au Superbowl face aux Bengals de Cincinnati. Dallas menait pourtant 27 à 21 dans les 5 dernières minutes de jeu, mais Joe sur le 3ème essai alors qu'il restait tout de même 6 yards a parcourir, pris les devant et inscrit un touchdown plein de culot. Le score ne bougera plus.

 

La fatigue du quarterback se fit ressentir pour le superbowl mais le superbowl est une épreuve tellement spécial pour tout américain que Joe ne peut passer à côté. La gagne comme leitmotiv, Joe menera son équipe vers des sommets.

Il est le troisième Quarterback à avoir remporter le championnat national avec son collége et à avoir gagné le superbowl après Ken Stabler et Joe Namath. La ville de San Francisco est en fête puisque les Niners viennent à bout des Bengals avec 2 Touchdowns pour Montana (Un lancé et un autre à la course). Il devient au cours de ce même superbowl MVP de la finale.

 

 

 

Mais le mythe de Joe Montana ne s'arrête pas la, son jeune âge devrait pourtant être synonyme de mental limité mais rien de tout cela n'est avéré. Une régularité à tout épreuve qui font de lui un joueur respecté de tous. Malgré des performances tout à fait respectable en flirtant avec les 20 touchdowns par saison, ce n'est qu'en 1984 que la magie reprend forme. Une qualification pour les playoffs avec un bilan de 15 victoires pour une défaite.

 

San Francisco fait encore parler d'elle, puisqu'elle la première franchise à atteindre 15 victoires en une seul saison. En 1972, les Dolphins de Miami avait fait une sans faute mais la saison ne comportait alors que 14 matchs en saison régulière. Joe est dans une forme olympique durant la saison régulière. Preuve en est puisque l'homme à tout faire de San Francisco décroche un billet pour son second pro bowl, après celui de 1983.

 

Des playoffs qui seront cette fois ci sans réel suspens, San Francisco écrase tout sur son passage. En commençant par une fois n'est pas coutume les New Yorkais en ouverture. Par la suite la défense des Niners ne fera qu'une bouché des Bears de Chicago ne leur laissant pas le moindre petit point. La final quant àelle, est un récital.

Le score final sera de 38 à 16 avec 4 touchdown de Joe Montana et une note de 127.2 sur ce match. Notons que un de ses 4 touchdown a été inscrit à la course, une sorte de signature.

A 28 ans, Montana s'adjuge son deuxième super bowl et par la même occasion un autre titre de MVP des Finals. Son coach de lépoque, Bill Walsh dit à son propos : "C'est le meilleur Quarterback du moment peut être même de tout les temps".

 

 

 

 

Cela dit, les saisons se suivent et ne se ressemble pas. Défaite en Wild Card face aux Giants de New York 17 à 3, et en 1986 le drame intervient : la blessure de Joe. Il n'apparait que lors de 8 matchs durant cette saison, ce qui ne sera bien entendu pas suffisant pour emmener son équipe vers de nouveaux sommets.

Malgré l'arrivée de Young pour remplacer au pied levé Montana, Joe conserve sa place en 1988, ce qui s'avèrera être un des tournant de sa prodigieuse carrière. A cela s'ajoute une nouvelle attraction.

 

Son nom ? Jerry Rice. Arrivée depuis 3 ans à San Francisco le Wide Receiver est l'objet de toute les convoitises ... Jerry est tout simplement, tout comme Joe le meilleur à son poste. Il dépasse toujours les 1000 yards, en 1988 il a parcouru plus de 1300 yards en saison régulière.

Une association qui vient à point nommé. Encore une fois les Niners ne tremblent pas en playoffs, le premier tour ainsi que la finale de conférence se font sans difficultés face à des adversaires d'un niveau moindre ( Minnesota et Chicago). Rice se régale sur une passe de 61 yards. La finale se jouera face à une vieille connaissance : Les Bengals de Cincinnati.


La grande performance de Montana ne suffit pas, du moins c'est ce que l'on croit quand on voi les Bengals mené de 3 points à seulement 3 minutes de la fin du match. Encore une fois, la folie de Joe a fait le reste il complète 8 de ses 9 dernières tentatives pour conclure un touchdown envoyé pour John Taylor à 34 secondes de la fin. 3ème superbowl décroché par Joe Montana bien aidé par Jerry et une bonne défense qui n'a encaissée que 25 points dans ses playoffs.

 

 

 

 

San Francisco n'en finit plus .. L'ère Montana Rice n'est qu'un début, un début fort prolifique. Joe et Jerry son dans une forme inégalable ... Le premier inscrit 26 Touchdowns pour seulement 8 interceptions, le temps n'a pas d'emprise sur le jeu de Joe Montana, il est unique.

Jerry Rice quant à lui nous éblouit par des prises extraordinaires, sa vitesse ne permet pas de distancer ses adversaires directes mais ses mains font le reste. Il totalisera 17 touchdowns pour plus de 1480 yards. La saison régulière n'est que pure entrainement, seulement deux défaites avec un maximum de 5 points d'écart n'entameront pas le moral de ses champions.

 

En playoffs c'est encore une fois Minnesota qui en fait les frais au premier tour et sans aucune difficulté. Pour la suite les Rams se dressent sur leur chemin, l'équipe de Saint Louis avait battu San Francisco dans la saison régulière, la précaution est donc de mise.

Une précaution qui n'aurait pas du avoir lieu tellement la domination des Niners est impressionnante. Un score sans appel avec 27 points d'écart (30 à 3), permet à SF de se hisser une nouvelle fois au Superbowl. Les fans s'en voit ravis, cette décénie est tout simplement magique pour le club.

 

Cette finale est l'apothéose de la connexion entre Rice et Montana. 5 Touchdowns pour Montana et 3 pour Rice, les Niners détruisent les Broncos 55 à 10, ce qui réside être l'écart le plus important dans un superbowl. Par la même occasion, Joe Montana décroche son 3ème titre de MVP du superbowl et devient le seul quarterback encore à ce jour à avoir collecter trois titres de MVP. La fin sera moins encourageante pour Joe Montana mais ce joueur aura tout de même récolté pas moins de 4 superbowl.

La Connexion Rice/Montana ne sera plus jamais égalé même si certains téméraires osent mettre en avant le duo Tom Brady et Randy Moss, l'époque est totalement différente, chaque époque à son charme et celle de San Francisco ne sera peut être pour les puristes jamais égalé, encore que Dan Marino a son mot à dire.

 

En tout cas la vision extérieure de San Francisco n'a jamais été si bonne et c'est grâce à cette nouvelle réputation que San Francisco va aujourd'hui de l'avant, avec une équipe de Baseball qui va enfin regouter aux joies des playoffs mais également que le cinéma utilise de plus en plus l'image de San Francisco. SF est aussi connu pour son accueil chaleureux et le fanatisme de ses supporters.